Aller au contenu Aller au menu Aller � la recherche Politique d'accessibilité

écho-culture

... pour faire résonner les arts et la culture...


... parce que la mythologie...


... parce que les mots du poète...


... parce que...

Recherche par mots clefs

Moteur de recherche

Accueil du site > Bibliothèque > Livres > Archives 2008 > William A. Ewing, Todd Brandow, dir. Edward Steichen : carnet mondain les (...)

Thames & Hudson publie ici à nouveau un catalogue d’une exposition consacrée au photographe Steichen, après Steichen : une épopée photographique, toujours sous la direction de William A. Ewing et Todd Brandow. Un exceptionnel livre qui retrace la période durant laquelle Edward Steichen fut directeur du service Photographie pour les magazines Vogue et Vanity Fair appartenant à Condé Nast. Photographe et peintre, Edward Steichen (Luxembourg 1879, USA 1973) marque la photo de mode grâce à ses grandes mises en scène de l’élégance, son travail de studio illustrant des scènes mondaines jusqu’aux portraits épurés. Il photographie la haute couture et les stars politiques, de cinéma, de sport,… Greta Garbo, Winston Churchill, H. G. Wells, Frank Lloyd Wright, CeCil B. DeMille,… dans une mise en valeur des modèles, il travaille de l’atmosphère jusqu’aux détails minimes, rompt avec ses prédécesseurs et devient le photographe de mode moderne. Dans cet ouvrage, des textes très bien regroupés reviennent sur sa vie durant les années 1923 à 1937, pour comprendre l’ampleur de son travail, à travers son parcours professionnel, sa vie, la mode de l’époque, les techniques. Important pour mieux appréhender les photographies présentées. Les auteurs nous expliquent sa découverte des techniques et de la photographie (de son travail d’évaluation des gammes de gris des différentes émulsions à sa rupture avec la peinture)… tout son parcours formateur, les bases de sa modernité. Dès 1900, la notoriété qu’il acquiert lui permet de photographier Theodore Roosevelt, Jean Jaurès, Richard Strauss, pour une série qu’il voulait être celle des grands hommes de son temps. Le critique Sadakichi Hartmann disait de lui "Il nous offre un témoignage sur le modèle. Il ne se contente pas de nous montrer à quoi ressemble cette personne, mais à quoi cette personne devrait ressembler à son avis." Ce n’est qu’en 1923 qu’il est engagé par Condé Nast, qui lui reconnaît aussitôt son talent pour photographier les matières des étoffes, les coupes, les drapés, les tombés d’un vêtement,… ses origines européennes ne sont absentes car, à l’époque, la mode était surtout un phénomène européen, notamment en France. Dès lors son style est reconnu à travers une force tranquille : lignes nettes, fonds sans fioritures, modèles pleins d’assurance. Il transforme la photo de mode en photo de portrait. A travers le décor qu’offre l’appartement de Condé Nast ou ses fonds à formes géométriques, il rompt avec le pictorialisme, qu’incarnait entre autres le Baron Adolf de Meyer, le grand photographe d’avant ( !), qui se caractérisait par une fragilité, une délicatesse, des contre-jours en abondance et des effets vaporeux. Edward Steichen est alors considéré comme un artiste corrompu qui gâche son talent au service du commercial, aujourd’hui on sait qu’il devenait alors le grand photographe des Arts Déco. Le photographe devient malgré tout un artiste et signe toutes ses photos publiées. Les auteurs retracent donc toute cette époque dans des textes qui ne s’immiscent pas dans les photos. Car cet ouvrage est avant tout une somme de photos, plus de 240. Des photographies intégrales, donc différentes de celles publiées alors qui étaient retouchées par les directeurs artistiques, photographies ici en noir et blanc, reproduites en quadrichromie. La plupart proviennent des archives de Condé Nast. Un livre élégant, à la hauteur du sujet, où les photos apparaissent en pleine page pour plonger le lecteur pleinement dans l’œuvre d’Edward Steichen. Peut-on parler ici simplement d’un catalogue ?

"Je ne me contente pas de reproduire simplement les traits et l’expression du visage. Je ne peux pas réaliser plus d’une photographie par jour. Je me fonds complètement dans la personnalité du modèle en oubliant totalement mon identité et, à la fin de la séance, je défaille presque. " Edward Steichen, 1902.

À noter, page 143, un autoportrait.

Portfolio

Répondre à cet article


Mentions légales | Plan du site | Espace privé | Contact | squelette | Suivre la vie du site RSS 2.0

Site réalisé par L'artisan de la toile avec SPIP